MODE. PASSION. Second degré. Humour décalé & conseils futés.

"Parce qu'on se demande tous pourquoi cette année on devra porter des jupes étroites et pas de jogging en coton."

lundi 19 avril 2010

Le look of the day!



Hôtel Boom, 21 h 34. Monsieur a rejoint ces demoiselles pour un dîner dans le sacro-saint du chic bruxellois (d'où les trois minuscules bouts de saumon à 18 boules ! Mais là n'est pas le sujet...).
Maryse est rousse, une flamboyante rousse. Une rousse comme on en a rarement rencontré. Les yeux rieurs, le carré capillaire parfait, la douceur maternelle et le talent d'une Catherine Baba. C'est bien de cela que l'on parle : de son talent. 
Maryse est Visual Merchandiser, et pas n'importe laquelle. Cette demoiselle possède une capacité à jouer avec le styling comme un enfant avec ses LEGO®
Cette femme a de l'or dans les mains : les looks, ça la connaît. Son Vogue à elle : une surface remplie de milliers de pièces à valeur plus ou moins mode. Son brio : arriver à créer des looks impeccables et pourtant improbables, en mixant à l'infini ce qui ne paraît pourtant pas, à première vue, envisageable. Des idées, elle nous en a donné. Et pas qu'un peu. On l'admire, cette grande dame. 
Maryse n'a pas de look. C'est un caméléon de la mode, une forte tête qui ose sans jamais se tromper. 
Ce soir-là, elle nous a encore prouvé que l'allure pouvait être naturelle. 
Accompagnée de son amie Élise, rencontrée le soir même, leur style rétro et sage a été comme un chant de sirènes envoûtant mâles et femelles. 

La simplicité d'une robe à pois multicolores à la coupe fifties et au décolleté présent, en « V » mais pas suggestif, est la pièce centrale d'un look qui pose sa silhouette. Un choix judicieux pour une femme au physique aussi atypique qu'affriolant. Mais c'est par les accessoires qu'elle se distingue. Elle aurait pu rester complètement modérée, juste une femme parmi les autres, dans une tenue tout ce qu'il y a de plus facile. Ça aurait été joli, simplement joli. Autant dire fade. Comme dans la phrase : « Comment tu le trouves, mon nouveau pantalon C&A ? » Euh, ben… joli.
Alors Maryse, ben, elle fait péter la couleur : bracelets rouges, collants mauves, low-boots taupe. On mixe et on s'en fout ! Parce que le mélange, c'est la « Maryse touch », ou comment faire d’une simple robe un hit. 
La touche rétro par la coupe de la robe, une bonne dose vitaminée de couleurs dans les accessoires, et avec « rien », on se crée une identité, une particularité visible et reconnaissable. Mixer le rétro chic avec de l'accessoire coloré et funky, c'est la bonne inspiration de cette jeune demoiselle. 

N'oublions tout de même pas Élise, dans un registre différent mais tout aussi réussi. Total look noir: jupe taille haute (on « surkiffe »!), chemisier fluide avec dentelles (un hit de la saison, s'il vous plaît), simple sautoir, Mary-Jane perforées, et pour conclure, collants pointés de noir. Élise est une diva. Femme-fantasme, elle joue les codes de la secrétaire sexy, voire même de la maîtresse (à vous de voir de quelle maîtresse je parle…). Un côté coquin sans aucune vulgarité. Ici est la victoire d'un style apprivoisé : être femme, belle, sensuelle, sans être grossière. 

Les deux font la paire. Les deux jolies plantes arrosées de Mojito ce soir-là ne pouvaient qu'attirer les regards.
On aime la simplicité rétro agrémentée d'un blindage coloré pour l'une, d'un esprit baroque noir et sexy de l'autre. 

On ne le redira jamais assez : OUI à la mode ! NON au too much ! Et encore une fois, la sobriété étudiée rime avec élégance. C'est ça le talent…

Bien à vous.

mercredi 14 avril 2010

Sublime denim?


Campagne "The blues" - H&M

Ce printemps, on peut dire qu'on a été harcelé par l'invasion abusive du denim. Soit, le jean restera toujours le jean : une valeur sûre qui ne se démodera jamais. Mais était-on obligé de subir cet assaut publicitaire ? 

Toutes les enseignes dites abordables nous ont joué la sérénade du denim : que ce soit C&A, Zara, WE, ou même H&M avec sa campagne « The blues », les enseignes de textile ont misé sur une communication sûre face à une valeur immuable.

Campagne "The blues" - H&M
Pourtant, nos chers créateurs, ouvriers de la pluie et du beau temps sur la météo de la planète mode, n'en avaient pas décidé ainsi... Le jean n'a jamais eu grande faveur sur le catwalk, à part bien sûr pour des designers à l'esprit fertile qui retravaillent la matière, ou alors pour quelques maisons bien précises comme DSquared, dont c'est un peu l'image. Il faut le reconnaître, le jean possède une aura populaire. 
Mais alors, qu'est-ce qui a bien pu décider de grandes enseignes – certes moins influentes en terme de renommée, mais admettons-le, avec un pouvoir décisif sur la consommation – à nous inciter à aller vers leur propre tendance ? 
Si l'on y réfléchit bien, le contexte veut que ce genre de risque soit pris : soyons clair, c'est la crise, les chiffres ne suivent pas, alors il faut « booster » la consommation pour tenir le niveau. Quelle idée bien pensée que de mettre en avant un produit que tous milieux confondus, SANS AUCUNE EXCEPTION, se verront porter. Un produit dont la fabrication n'est pas vraiment un réel souci, bien au contraire...
Il y a quelques mois de ça, quand j'ai ouvert mon « Vogue collections » pour y checker quelles pourraient être les tendances de l'été, je n'aurais sans aucun doute pas pu y déceler le fait que nos grandes enseignes allaient tour à tour dédier leurs vitrines à notre ami le jean... 
Chloé - S/S 2010
Est-ce que la mise en avant de certains produits par d'autres biais que les médias traditionnels aura une influence sur nos comportements d'achat ? Voire même une influence sur la création des nouvelles collections ? J'exagère, je sais... 
Mais merde ! Une Daria Werbowy en 4x3 sur une vitrine en honneur aux jeans, ce n'est pas rien. Et quand je parle de jean, je parle d'une entière collection qui lui est vouée, accessoires compris. 
Chez C&A, c'est l'esprit « toute la famille en jeans » qui prime. Par contre, chez H&M par exemple, on a vraiment l'impression d'assister à un lancement propre de tendance. Une tendance basée sur le fameux jean; un esprit marin chic, genre « je vais à La Baule tous les week-ends dans mon cottage vintage » : marinières, boyfriends, bateaux sont les must-have du grand Suédois de la distribution. Mais où sont-ils allé nous chercher tout ça? Normalement, on leur demande juste de copier ce qu'ils voient dans les défilés pour qu'on puisse se payer un semblant de Balenciaga revisité... Pas de nous aiguiller sur ce qu'on doit porter. 

Ceci dit, je critique, je critique, mais ce n'est pas que du négatif. C'est vrai que cette invasion du jean et de son copain « le marin » n'étaitent pas forcément malvenues. La plupart des collections étaient sans prétention, avec des prix plus qu'abordables, un choix de pièces intéressant, allant de la simplicité au plus élaboré, sans tomber dans l'excès. Des basiques en somme, qu'il fait bon posséder. Franchement, ça aurait pu être beaucoup plus catastrophique. La masse aurait pu ne pas du tout suivre, même si l'on sait qu'avec ce genre de produits, le risque est minime. 
Ce n'est pas tant le fait que Mademoiselle portera encore des boyfriends cet été et que Monsieur s'en tiendra à la coupe droite qui me dérange. C'est plutôt cet acharnement publicitaire, qui donnait l'impression de nous dire : « Si tu n'as pas de jean, tu es un no look ».

Bien que je sois friand de ce que peuvent nous apporter les géants de la distribution, je reste quand même fidèle au circuit classique. 
Ce sont les rédacteurs et rédactrices de mode qui nous font rêver, les blogueurs qui nous donnent des idées, les créateurs et leurs doigts magiques qui donnent vie à notre passion pour les looks, etc., etc. Si les grandes enseignes se mettent à créer leur propre circuit, où va-t-on ? Soyons sérieux ! Dans vingt ans on est tous en uniforme, si ça commence comme ça. 
Je n'ai qu'une chose à dire : chacun son taf ! Alors, Monsieur Tisci & Cie, continuez de créer ; Madame Roitfeld, continuez à faire des magazines incroyables  et vous, Monsieur le Suédois, eh bien… continuez à copier ! POINT !

Bien à vous.

mardi 6 avril 2010

On en discute: Sirènes ou baleines?

Bon,  fallait qu'on s'arrête là-dessus. 
Sa réponse est vraiment trop excellente: c'est fin, rigolo, véridique et bien réfléchi.
C'est quand même réjouissant que des personnes réagissent en prenant leur plume pour dégommer du vieux connard marketing...



OU




"Voici une réponse lucide à une question acide...

Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche avec
une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d'un gymnase, disait :
« CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE ? » .

Il paraîtrait qu'une femme d'âge moyen, dont les caractéristiques
physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire
en ces termes :

Chers Messieurs :
Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins,
humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont
des baleineaux très câlins qu'elles allaitent tendrement. Elles
s'amusent comme des folles avec les dauphins et s'empiffrent de
crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en
découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de
Barens ou les récifs de Corail de Polynésie. Les baleines chantent
très bien et enregistrent même des CD's. Elles sont impressionnantes
et n'ont d'autre prédateur que l'homme. Elles sont aimées,
défendues et admirées par presque tout le monde.

Les sirènes n'existent pas !
ET si elles existaient, elles feraient la file dans les consultations
des psychanalystes argentins parce qu'elles auraient un grave
problème de personnalité « femme ou poisson ? ». Elles n'ont pas de
vie sexuelle parce qu'elles tuent les hommes qui s'approchent
d'elles. Ils feraient comment d'ailleurs ?!
Donc elles n'ont pas d'enfants non plus.
Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes.
En outre, qui voudrait s'approcher d'une fille qui sent le poisson ?
Moi c'est clair, je veux être une baleine !

PS : À cette époque où les médias nous mettent dans la tête l'idée
que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter
d'une glace avec mes enfants, d'un bon dîner avec un homme qui me
fait vibrer, d'un café et de gâteaux avec mes amis. Avec le temps,
nous gagnons du poids parce qu'en accumulant tant d'informations dans
la tête, quand il n'y a plus d'autre emplacement, il se redistribue
dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes
énormément cultivées. A partir d'aujourd'hui, quand je verrai mes
fesses dans un miroir je penserai, mon Dieu, que je suis intelligente."





CHAPEAU BAS MADAME!




- Réponse de l'avocat du Diable et de Tom Cruise, Me Gustav Von Bulow -


Mouais! Bon, faut peut-être pas non plus abuser! 
OK. OK. Je suis totalement d'accord avec madame. 
Mais bon, faut aussi voir le coté "fun" des sirènes: elle pillent des bateaux donc sont gavées de thunes, les connaissant un peu poufs, elles ont dû construire des mégas centres commerciaux des mers ou elles font du shopping toute la journée et puis elles ont pas besoin de mecs les sirènes, elles sont entre soeurs, les mecs elles s'en foutent. Les sirènes c'est des "céli-battantes", des "sex and the sea"...
Même si elles n'existent pas les sirènes, elles servent à faire rêver et c'est déjà pas mal. Elles sont issues d'une mythologie en laquelle l'homme a cru. Aujourd'hui c'est autour de la mythologie de la beauté que nous courons tous. Et après? On sait bien que nous ne serons jamais des "Brad Pitt" ou des "Kate Moss". Alors à quoi bon la révolte des rondeurs? Si l'on s'acceptait baleine ou sirène, gros ou maigre, petit ou grand, bref comme on est... baleine ne ferait pas débat: elle s'empiffrerait de chocolat, s'en foutrait et nous lâcherait "les bask's" par la même occasion. Un débat qui a été créé parce que madame n'est pas bien dans sa peau et se sent agressée, voilà le VRAI problème. 
C'est quoi ces bataillons de femmes qui veulent à tout prix défendre leurs rondeurs? Si vous les assumez, vous vous en foutez de ce que la société en dit, non? 
Entre nous, c'est chouette de partager des glaces avec ses mioches, mais à choisir, moi qui suis sans gosse, je préfère la gueule à Kate Moss plutôt que celle de Jessica Simpson, on est bien d'accord. Ca m'empêche pas pour autant d'être plus une bonne grosse baleine et de me sentir séduisant.  


Bien à vous.

lundi 5 avril 2010

Le look of the day!


Il y a quelques "posts" de là, nous parlions d'une des capitales les plus hot d'Europe: Madrid.
Aujourd'hui, c'est avec le "look of the day" que nous allons revenir chez les ibériques.
Léo, 24 ans, "expat" français à Madrid et étudiant, reprend dans ce look aussi bien les codes style de la capitale que ceux d'une génération qui s'inspire du rock pour transparaître.

Les cheveux courts sur les cotés, avec cette fameuse coque brushée en arrière, donne au visage l'esprit mode et donc "néo-rock" cher aux créateurs et rédacteurs du moment. Mais l'essentiel, c'est que le reste du look suit: on retrouve la veste en cuir, travaillée sur un jean brut à la coupe droite, proue de guerre dudit style. Ces deux basiques de la garde robe masculine montre que la sobriété ne casse pas une allure, ici rehaussée par une marinière. Car on dit "OUI!" à la marinière, "it" du printemps autant pour les hommes que pour les femmes.
Les bottes montantes un peu destroy en cuir marron finissent d'asseoir cette dégaine sobre mais ultra efficace.
Sans oublier les accessoires qui sont la touche plus "funky" de ce style "néo-rock", qui se veut aussi sage: col en laine gris démesuré et sac en toile souple. On dit banco (!) à la sobriété affinée par des touches, à l'envergure des coupes et aux matières décalées.
Un look donc correctement calculé mais pas exagéré, TRÈS représentatif de la capitale espagnole. Etudié, mais avec sobriété. Une esthétique galvanisée sans le côté trop pointu de la parisienne modasse. On dit: oui! oui! oui! Parce que ça rend nos maris sexy.

On aime que nos hommes prennent soin de leur apparence sans en faire des tonnes. OUT, les "Über-stylistes-surlookés" à la sortie des défilés qui se prennent pour des Lady Gaga's et qui du coup en perdent leurs attributs masculins.
On dit OK à la mode, mais pas à l'extravagance en toute circonstance.

Avec ce look, la preuve est qu'avec une bonne maîtrise des basiques, une touche de "it" comme la marinière et un brin de folie comme avec le méga-col, le sex-appeal est opérationnel. Finalement ce n'est pas tout ce qu'on demande à un homme? La mode n'est-elle pas aussi, dans la vie de tous les jours, une façon de se rendre plus séduisant? La mode n'a pas besoin de milles chichis pour convaincre.

Un homme que l'on trouvera sexy, mode et moderne sans qu'il en ait fait trois tonnes, c'est un concept réussi pour ce "look of the day".



Bien à vous.