Hôtel Boom, 21 h 34. Monsieur a rejoint ces demoiselles pour un dîner dans le sacro-saint du chic bruxellois (d'où les trois minuscules bouts de saumon à 18 boules ! Mais là n'est pas le sujet...).
Maryse est rousse, une flamboyante rousse. Une rousse comme on en a rarement rencontré. Les yeux rieurs, le carré capillaire parfait, la douceur maternelle et le talent d'une Catherine Baba. C'est bien de cela que l'on parle : de son talent.
Maryse est Visual Merchandiser, et pas n'importe laquelle. Cette demoiselle possède une capacité à jouer avec le styling comme un enfant avec ses LEGO®.
Cette femme a de l'or dans les mains : les looks, ça la connaît. Son Vogue à elle : une surface remplie de milliers de pièces à valeur plus ou moins mode. Son brio : arriver à créer des looks impeccables et pourtant improbables, en mixant à l'infini ce qui ne paraît pourtant pas, à première vue, envisageable. Des idées, elle nous en a donné. Et pas qu'un peu. On l'admire, cette grande dame.
Maryse n'a pas de look. C'est un caméléon de la mode, une forte tête qui ose sans jamais se tromper.
Ce soir-là, elle nous a encore prouvé que l'allure pouvait être naturelle.
Accompagnée de son amie Élise, rencontrée le soir même, leur style rétro et sage a été comme un chant de sirènes envoûtant mâles et femelles.
La simplicité d'une robe à pois multicolores à la coupe fifties et au décolleté présent, en « V » mais pas suggestif, est la pièce centrale d'un look qui pose sa silhouette. Un choix judicieux pour une femme au physique aussi atypique qu'affriolant. Mais c'est par les accessoires qu'elle se distingue. Elle aurait pu rester complètement modérée, juste une femme parmi les autres, dans une tenue tout ce qu'il y a de plus facile. Ça aurait été joli, simplement joli. Autant dire fade. Comme dans la phrase : « Comment tu le trouves, mon nouveau pantalon C&A ? » Euh, ben… joli.
Alors Maryse, ben, elle fait péter la couleur : bracelets rouges, collants mauves, low-boots taupe. On mixe et on s'en fout ! Parce que le mélange, c'est la « Maryse touch », ou comment faire d’une simple robe un hit.
La touche rétro par la coupe de la robe, une bonne dose vitaminée de couleurs dans les accessoires, et avec « rien », on se crée une identité, une particularité visible et reconnaissable. Mixer le rétro chic avec de l'accessoire coloré et funky, c'est la bonne inspiration de cette jeune demoiselle.
N'oublions tout de même pas Élise, dans un registre différent mais tout aussi réussi. Total look noir: jupe taille haute (on « surkiffe »!), chemisier fluide avec dentelles (un hit de la saison, s'il vous plaît), simple sautoir, Mary-Jane perforées, et pour conclure, collants pointés de noir. Élise est une diva. Femme-fantasme, elle joue les codes de la secrétaire sexy, voire même de la maîtresse (à vous de voir de quelle maîtresse je parle…). Un côté coquin sans aucune vulgarité. Ici est la victoire d'un style apprivoisé : être femme, belle, sensuelle, sans être grossière.
Les deux font la paire. Les deux jolies plantes arrosées de Mojito ce soir-là ne pouvaient qu'attirer les regards.
On aime la simplicité rétro agrémentée d'un blindage coloré pour l'une, d'un esprit baroque noir et sexy de l'autre.
On ne le redira jamais assez : OUI à la mode ! NON au too much ! Et encore une fois, la sobriété étudiée rime avec élégance. C'est ça le talent…
Bien à vous.








